Les noix seraient bénéfiques aussi contre Alzheimer et pour améliorer la cognition

Des chercheurs américains expliquent dans un article paru dans Journal of Alzheimer’s Diseasequ’un régime riche en noix réduirait le risque de développer les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Dans cette étude, les chercheurs ont analysé l’effet d’une complémentation en noix de Grenoble sur un modèle de souris transgéniques qui développent la maladie d’Alzheimer. A 4 mois, les souris ont commencé à suivre un régime particulier. Certaines ont été complémentées avec 6 % ou 9 % de noix, ce qui correspondrait chez l’homme à 28 g ou 48 g par jour respectivement. Les souris ont été examinées à l’âge de 13 à 14 mois pour connaître leurs capacités d’apprentissage, leur mémoire, leur anxiété et leur activité locomotrice.

Résultats : les souris Alzheimer qui avaient un régime sans noix montraient un déficit de la mémoire, un comportement anxieux, des problèmes d’apprentissage spatial et de coordination motrice. Les souris Alzheimer complémentées en noix avaient de meilleures capacités de mémoire, d’apprentissage, moins d’anxiété et un meilleur développement moteur que les souris Alzheimer sans noix. Les performances de comportement des souris Alzheimer qui mangeaient des noix étaient même comparables aux souris normales !

Une consommation élevée de noix sur le long terme améliore par ailleur les performances cognitives des personnes âgées. C’est ce que rapporte une étude parue dans la revue Journal of Nutrition, Health and Aging et dans laquelle les chercheurs ont évalué l’impact sur la santé mentale de la consommation de noix et autres oléagineux chez 4822 participants âgés de 55 ans et plus suivi pendant plus de 20 ans.

D’après les résultats, une consommation quotidienne de plus de 10 g de noix (mais aussi cacahuètes, noisettes, amandes…) améliore jusqu’à 60% les capacités cognitives, notamment de réflexion, de raisonnement et de mémoire chez les personnes âgées, par rappot au groupe qui ne consomme pas de noix. la population consommait essentiellement des cacahuètes.

L’OMS estime que 47 millions de personnes souffrent de démence dans le monde. Ce chiffre devrait atteindre 75 millions en 2030. L’âge est le facteur de risque le plus important du déclin cognitif. en l’absence de traitement efficace, des interventions alimentaires qui permettent de ralentir la diminution des performances cognitives sont des stratégies simples à mettre en place.